VIE QUOTIDIENNE · DES SHANG AUX QING
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De petites questions ouvrent une fenêtre sur le passé.

Dix-sept fêtes, un plat chacune : un menu des Cinq Dynasties pour l'année
Sous les Cinq Dynasties, hors de la porte Changhe, la gargote de Zhang Shoumei vendait une seule spécialité à chaque fête : dix-sept dates dans l'année, du Nouvel An au bol de Laba.

L'âne dans le puits : les illusions des temples du Luoyang des Wei du Nord
Dans un couvent de Luoyang, un artiste écorchait un âne et le jetait au puits, puis faisait mûrir jujubes et melons en un instant ; le public resta fasciné ; les guerres emportèrent le spectacle.

Quand les portes s'ouvraient : une journée dans le Pékin des Qing
À Pékin sous les Qing, les portes suivaient le calendrier de la cour, non l'horloge : aube, cloche du matin ou cinquième veille ; la nuit, la plaque du palais devait s'accorder à celle de la porte.

Une liste : ce qu'il y avait dans une maison sous les Song
Le juan 13 du Mengliang Lu dresse une liste de marché : tables, tabourets, lits de bambou, nattes d'été, coussin creux dit femme de bambou, bassins, pot de chambre, chaufferette de bronze, briquettes de charbon.

Questions sur l'os : comment les Shang nourrissaient leurs ancêtres
Pour les Shang, les morts devenaient des ancêtres protecteurs : ils leur offraient nourriture et vin, interrogeaient les os sur la récolte et déposaient dans la tombe bronzes, serviteurs et victimes.

Mauves, haricots et un agneau : ce que l'on mangeait aux Printemps et Automnes
Mauves, haricots, agneau : aucun relevé de cuisine. L'ode « Septième mois », une liste littéraire ; le Zuo Zhuan, un récit de guerre ; le Mencius, une thèse tardive ; l'archéologie reste mince.

Garder la viande sans réfrigérateur : riz, lies de vin et boue
Un cochon tué au douzième mois et trois façons de le garder : viande enveloppée de riz cuit jusqu'à l'aigre, enfouie dans des lies salées, ou scellée dans la boue au mur nord.

L'esclave du lait : Wang Su, le thé et le goût d'une cour du Nord
Un transfuge du Sud arrive à Luoyang en 494 et refuse mouton et lait, buvant du thé. Des années plus tard, à la table impériale, il fait du thé l'esclave du lait. Une anecdote, un surnom — un homme, pas un peuple.

Trois shi, trois dou, trois sheng : un registre de rations de la frontière Han
Une tablette de bois de 4,66 g (A8 Pochengzi) : seize noms, même ration de trois shi trois dou trois sheng, avec pour chacun un mois et « pris par lui-même ». Aucun prix, aucune conversion.
