VIE QUOTIDIENNE · DES SHANG AUX QING
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De petites questions ouvrent une fenêtre sur le passé.

Trois femmes sur trois pierres : ce qu'une épitaphe des Tang peut dire — et ne peut pas dire
Une épitaphe de trois cents caractères, une sœur enterrée par un frère qui vendit son écriture. Trois pierres des Tang donnent noms, âges, tombes, enfants ; jamais ses mots, ni une journée.

Comment l'eau entrait à Chang'an : trois canaux et le fossé devant le Hanyuan dian
Le fossé de 4 m devant le Hanyuan dian est le seul tronçon mesuré des canaux de Chang'an. Yonglu, Chang'an zhi, Tang Liudian : comment l'eau entrait en ville, et où le récit s'arrête.

Copier une fois, et l'on s'en souvient : les manuels des Tang et les écoliers de Dunhuang
Au bas d'un rouleau de Dunhuang, un nom : Zhang Gui, monastère Jinguangming, 905. Ce que lisaient les enfants : Qianziwen, Mengqiu, Taigong Jiajiao ; les prix, nulle source ne les donne.

Comment s'écrivait un jugement Tang : structure, allusions et l'espace entre la loi et le sentiment
Chez Zhang Zhuo, le jugement modèle invente une affaire et y répond en prose parallèle, sans jamais citer d'article : ce qui reste, c'est une manière d'écrire, non la façon dont on jugeait.

Comment se préparait une ordonnance : du diagnostic à la réserve de remèdes
Le juan 1 du Qianjin Yaofang est un mode d'emploi : examiner d'abord, préparer les drogues avant de les peser, vingt liang pour un dou d'eau réduits à quatre sheng, trois prises, une longue liste d'interdits. Aucun prix.

Comment l'on se logeait à Chang'an : cent huit quartiers, chambres louées et auberges
« Vivre à Chang'an n'est pas chose aisée » passe pour une plainte sur les loyers ; les deux récits anciens parlent du riz et de toutes choses. Aucun loyer de Chang'an ne survit : restent les quartiers et les auberges.

Une brique à la porte du grenier : comment la Chine des Sui et des Tang stockait le grain
Une brique de 33 cm de côté : du riz de Suzhou, 13 000 shi, la date d'entrée dans une fosse de Luoyang sous les Wu Zhou, et les signatures de huit fonctionnaires.

L'esclave du kumiss et la maison de thé où l'on jette la pièce : le thé dans les villes Tang
À Luoyang, sous les Wei du Nord, le thé était raillé comme « l'esclave du kumiss » ; deux siècles après, un lettré Tang note des boutiques qui le font bouillir et le vendent à qui jette une pièce.

Des pièces enterrées au papier brûlé : comment on fabriqua de l'argent pour les morts
Un lettré des Tang décrit la monnaie de papier brûlée pour les esprits ; une histoire officielle l'impute à un chancelier. Sous les Song, elle est un article de saison vendu avant la fête.
